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MARRAKECH

MARRAKECH

Deux règles architecturales héritées de la colonisation préservent l’harmonie de Marrakech face à son développement tentaculaire : la règle du R5 (aucun bâtiment ne peut excéder cinq étages) et le code couleur « Terracotta » obligatoire.

C’est ce qui manque parfois à d’autres villes marocaines : des règles d’urbanisme liées à l’histoire de celle-ci.
C’est en cela que j’ai un sentiment ambivalent face au développement économique du Maroc. Il est nécessaire et c’est un bonne chose que les villes marocaines soient en adéquation avec les temps modernes. Nous ne pouvons pas demander au Maroc de rester préserver du wifi, des autoroutes pour que nos vacances restent des plus dépaysantes. Rassurez-vous ce pays reste profondement rural et il suffit d’être un peu curieux pour trouver non loin des villes impériales ou autre circuit touristique des coins de paradis hors du temps. Cependant, il est important que ce même développement ne tourne pas le dos au passé. En cela la gare de Marrakech est une réussite.

Il n’empêche que la ville de Marrakech me dépasse. Il y a dix ans, c’est là que j’ai commencé mon aventure créative franco-marocaine. Karim Tassi - dont je salue le talent et l'audace - m'a beaucoup appris.
Natif de Casablanca et maîtrisant le Paris de la Mode, Karim Tassi a très vite senti ce qui se passait à Marrakech. J’ai participé à l'ouverture de son show-room à Sidi Ghanem, quand il n'y avait encore que des chiens errants dans cette zone industrielle à 5 km du centre ville.

Sidi Ghanem existe toujours, mais l'engouement est tombé. Le nouveau poumon de Marrakech est reparti sur Gheliz. Les show-rooms de Sidi Ghanem ferment et réouvrent dans le centre.
Le 33 rue Majorelle de Marrakech est le nouveau concept-store très couru, qui a ouvert devant la Villa Majorelle (seule villa qui échappe à la règle du code couleur « Terracotta » avec son fameux « Bleu majorelle »).
Au début, j’étais perdue dans cette ville, j’ai comme beaucoup confondu artisans et bazaristes et par conséquent, j'ai été très déçue. Mais pour une aventure comme la Rue des consuls, éviter Marrakech c’était abandonné certains produits.
C’est le papa d’une très bonne amie, marrakchi d’adoption qui m'a présenté des artisans et surtout beaucoup de femmes... car les femmes sont les premières artisans de la ville... Ces femmes travaillent pour des coopératives, lesquelles produisent pour les créateurs, les bazaristes, les hôtels, etc
Cette organisation leur permet d'avoir une activité rémunératrice sans sacrifier leur vie de famille. A ces débuts, la société Benetton a commencé avec ce modèle économique de travail à domicile.

Je rêve de pouvoir fédérer le maximum de ces femmes autour de mes créations...
Il faut dire qu’elles me fascinent.

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