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CASABLANCA –L’INDOMPTABLE

CASABLANCA –L’INDOMPTABLE

Au Maroc, les petits taxis ont une couleur distinctive propre à chaque ville : le beige à Marrakech (un hommage à la saharienne d’Yves Saint Laurent... ? j’en doute), le bleu pétard avec une bande jaune à Tanger (un côté new-yorkais... j’adore !), la palme revient au vert fluo de la petite ville de Guercif, qui vous impose le port de lunettes de soleil en plein Hiver.
A Casablanca, les taxis sont rouges - ma couleur préférée... et surtout, surtout les chauffeurs de taxi de cette ville pourraient tous être des personnages des spectacles de Gad Elmaleh. Fille et petite-fille de Rbatis (qui en terme d’humour égalent les Versaillais ou les Saint-Germanois), les chauffeurs de taxis de Casablanca font du bien au moral après une journée à courir, après un échantillon, un prototype ou une peau de cuir bleu cobalt parce que le bleu tout court ce n’est pas tendance voyons !!!

Il faut savoir que la plupart des chauffeurs de taxi de Casablanca ont tous ou presque une autre activité en parallèle : professeur de taekwondo, vigile, commercial... La plupart ont tous séjourné en Europe et sont rentrés pour retrouver leur liberté.

Depuis peu, ces chauffeurs de taxi cohabitent avec le tramway casablancais, qui couvrent plus de 36 km. Ils ne semblent pas inquiets de ce jeune concurrent, car il ne pourra jamais atteindre certains douars* et prendre en charge les gens de Rabat, qui ne parviendront jamais à maîtriser la ville.

J’ai eu de vrais frayeurs dans ces petites voitures rouges parfois à moitié soudées, avec des housses dignes de certaines collections de Dolce Gabbana.

Casablanca n’est pas géocentrée sur le tourisme, c’est en cela qu’elle me semblait indomptable... voire indigeste.
Petit à petit, je me suis fais mes propres repères. Notamment le Café Scala près de la gare de Casa Port et son brunch : une formidable façon de commencer une journée de travail. Un pur moment de bonheur !!! Si vous êtes de passage à Casablanca, c’est un must.

Devant exporter mes collections vers la France, Casablanca était au début un passage obligé, une plateforme logistique imposée. Et puis, je me suis surprise à aimer cet autre Maroc, plus rock, plus moderne, plus insolent... plus léger aussi en cela que Casablanca ne se raconte pas. Elle se vit profondément tournée vers l’avenir...

J’ai écouté du Jazz à Casa, assisté à des défilés de Mode avec une presse people, qui après vous avoir prise en photo vous demande si vous êtes connue... Court moment de gloire !

* douar : quartier en arabe

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